L’expérience de l’interrelation

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« Au cours d’une réunion, j’ai entendu que nous avions tous une capacité de progrès. Dès le lendemain j’ai commencé à réciter le Soutra avec un cœur de progrès pour moi et mes ancêtres. »

 Lors d’une réunion j’ai entendu que tout le monde avait une capacité de progrès et que nous étions tous reliés. Cela a fait écho à ma situation familiale et plus précisément à la relation que j’entretiens avec mon père.

Cette relation est bloquée depuis très longtemps et, depuis près d’un an, suite à un événement inattendu dans ma famille, ce blocage s’est intensifié. En effet, Il y a moins d’un an, un homme a contacté mon frère car il pensait, à raison, que nous étions de la même famille. Mon frère et mes sœurs ont accueilli cette nouvelle avec un peu de surprise et surtout avec une grande joie de rencontrer un nouveau frère. Mais mon père a rejeté ce fils : il ne voulait pas le contacter et se fâchait quand nous tentions de lui en parler. Son attitude a abîmé un peu plus encore ma relation avec lui. A force de ne pas vouloir parler de cette situation, j’en étais arrivée à ne plus essayer de la changer et à ne quasiment plus parler à mon père.

 Durant cette période étrange du confinement, ma sœur Samantha m’a invitée à découvrir la pratique, invitation que j’avais déclinée auparavant, mais cette fois j’ai accepté. J’ai participé à une réunion durant laquelle j’ai entendu que nous avions tous une capacité de progrès.

Dès le lendemain j’ai commencé à réciter le Soutra avec un cœur de progrès pour moi et mes ancêtres, j’ai également assisté aux différentes réunions qui m’étaient proposées. Durant ces réunions j’entendais surtout qu’il fallait agir.

Quelles actions je pouvais mettre en place alors que j’étais enfermée chez moi ?

J’ai décidé d’appeler mon père régulièrement, et d’essayer de mettre de côté mes jugements et mes récriminations. A la fin de chaque réunion je le contactais sans autre objectif que de prendre de ses nouvelles et de maintenir un contact avec lui.

A l’issue du confinement j’ai eu la surprise de recevoir un message de mon « nouveau » frère qui m’annonçait que mon père avait décidé de venir le voir. J’étais ravie car mon frère souffrait de cette situation. Cela a également fortifié ma toute jeune pratique, et je continue à réciter le Soutra et à participer à un maximum de réunions en demandant à voir quel est mon rôle. Depuis, la situation s’est encore ouverte un peu plus, car mon père a organisé une grande et joyeuse réunion familiale où nous étions pour la première fois presque tous réunis.

Les expériences que j’ai vécues durant ces quelques mois d’enfermement m’ont fait prendre conscience que je ne dois pas me limiter à mes conceptions, que la réalité peut bouger d’une façon étonnante et que j’ai le pouvoir de progresser.

Déborah